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Gourme équine : mesures de biosécurité essentielles en période d'épidémie

La gourme équine connaît actuellement une recrudescence au Québec, avec des cas confirmés dans plusieurs régions, dont la Montérégie. Cette maladie respiratoire très contagieuse, causée par la bactérie Streptococcus equi, nécessite une vigilance accrue, particulièrement dans les établissements comme le nôtre qui combinent une école d'équitation à fort achalandage et un troupeau incluant des juments gestantes.

Qu'est-ce que la gourme ?

La gourme touche les voies respiratoires supérieures du cheval et provoque de la fièvre, un écoulement nasal purulent, une perte d'appétit et un gonflement des ganglions lymphatiques, parfois jusqu'à former des abcès. Les jeunes chevaux y sont particulièrement sensibles, mais aucun âge n'est à l'abri. La bactérie se transmet directement par contact entre chevaux (écoulements nasaux) ou indirectement par du matériel, des mains, des vêtements ou des points d'eau contaminés. Elle peut survivre plusieurs semaines dans l'environnement, notamment dans l'eau.

Pourquoi la vigilance est cruciale en ce moment

Plusieurs foyers de gourme ont été rapportés récemment au Québec, notamment dans le Bas-Saint-Laurent et en Montérégie, souvent liés à l'introduction récente d'un nouveau cheval dans un établissement. Les écuries touchées ont dû se placer en quarantaine volontaire. Dans un contexte où une école d'équitation reçoit un grand nombre de cavaliers et de chevaux visiteurs, et où des juments gestantes sont présentes, le risque d'introduction et de propagation est réel et les conséquences peuvent être sérieuses.

Mesures de biosécurité recommandées

Isolement immédiat : tout cheval présentant de la fièvre, un écoulement nasal ou des ganglions enflés doit être isolé sans délai. Un cheval peut commencer à excréter la bactérie dans les 48 heures suivant l'apparition de la fièvre, donc la rapidité d'action est déterminante.

Surveillance de la température : prendre la température de tous les chevaux exposés ou à risque, quotidiennement, pendant la durée de la période de surveillance.

Quarantaine des nouveaux arrivants : tout nouveau cheval entrant sur la propriété devrait être isolé pendant au moins deux à trois semaines avant d'être intégré au reste du troupeau, particulièrement avant tout contact avec les juments gestantes.

Équipement individuel : chaque cheval devrait avoir son propre équipement (mors, licou, couvertures, matériel de soin). Si le partage est inévitable, nettoyer et désinfecter complètement entre chaque usage.

Hygiène des mains et des vêtements : se laver les mains avant et après tout contact avec un cheval, particulièrement en contexte d'école avec plusieurs utilisateurs différents. Prévoir des vêtements et bottes dédiés pour la zone d'isolement.

Points d'eau et mangeoires : éviter le partage de seaux et d'abreuvoirs entre chevaux de groupes différents. La bactérie peut survivre plusieurs semaines dans l'eau stagnante.

Gestion des visiteurs et cavaliers : dans une école d'équitation, informer les familles et cavaliers des mesures en place, limiter les contacts non essentiels entre chevaux de provenances différentes, et reporter les sorties ou compétitions en cas de doute.

Consultation vétérinaire rapide : au moindre signe suspect, contacter immédiatement un médecin vétérinaire. Un test PCR et une culture permettent de confirmer le diagnostic et d'orienter la gestion du foyer.

Une attention particulière pour les juments gestantes

Le stress d'une infection et la fièvre associée à la gourme peuvent représenter un risque additionnel pour une jument gestante. Il est donc recommandé de maintenir les juments gestantes complètement séparées des chevaux de l'école et de tout nouvel arrivant, avec un protocole de biosécurité renforcé propre à cette section de la propriété.

En résumé

La vaccination, lorsque recommandée par votre vétérinaire, constitue un outil complémentaire utile, mais elle ne remplace jamais les mesures de biosécurité quotidiennes. La combinaison de l'isolement rapide, de la surveillance, de l'hygiène du matériel et d'une bonne communication avec les familles et cavaliers reste la meilleure protection contre la propagation de la gourme. Pour toute question sur les mesures en place dans notre établissement, n'hésitez pas à communiquer avec nous.

 
 
 

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